Karacena
Les fondateurs
Auteur, metteur en scène, scénographe, éclairagiste.
Fils d’un navigateur de l’aéronavale né à Salé, il suit une formation en cinéma « pour raconter des histoires », puis un cursus d’ingénieur du son. Il sera titulaire d’un Dess d’action artistique et de politique culturelle et du diplôme Anfiac de responsable de projets, de structures et de politiques artistiques et culturelles.
À vingt ans, il s’ouvre au spectacle vivant aux festivals de Châteauvallon, puis d’Avignon. La découverte de la danse contemporaine sera une expérience déterminante. Sa rencontre avec le chorégraphe Dominique Bagouet le place à la direction technique du Centre Chorégraphique National de Montpellier.
Il y réalisera les créations sonores des deux dernières pièces de la compagnie : Jack’Art Song, pièce électroacoustique pour So Schnell, créée en 1990 pour l’inauguration de l’Opéra Berlioz à Montpellier et aujourd’hui inscrite au répertoire de l’Opéra de Paris et Murmullo de Lindaraja, pièce électroacoustique pour Necesito, créée en 1991, à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon.
Sa recherche universitaire sur la dramaturgie des créations urbaines l’amènera à être sollicité par le Channel, Scène nationale de Calais et les Collectivités Territoriales pour concevoir un événement pour l’inauguration du Tunnel sous la Manche. Les Sept Voyages d’Abel Priscott, en 1994, réuniront 300 artistes, 4 000 participants amateurs et rassembleront plusieurs dizaines de milliers de spectateurs.
Il s’oriente par la suite vers les arts du cirque. Chargé de mission au Centre National de Ressources Hors les Murs, il lance la revue internationale Arts de la piste qu’il dirigera de 1995 à 1998.
En 1998, il rencontre Paul Fratellini qui préside l’École Nationale du Cirque depuis deux ans, suite au décès de sa sœur, Annie Fratellini et il en deviendra Directeur général et artistique. En 1999, Il écrit et met en scène son premier spectacle de cirque, créé avec les élèves de l’École Nationale du Cirque : La Nouba du Cirque.
Dans le même temps, il écrit et dirige le projet de l’académie fratellini dont l’aventure commence alors à Saint-Denis, à peine à quelques encablures du Stade de France. Il y bâtit un lieu original s’étendant sur deux hectares, en bois et aux normes HQE, avec les architectes Patrick Bouchain et Loïc Julienne.
Cette maison pour le cirque, inaugurée en 2003, incarne une aventure atypique, abritant un centre de formation supérieure aux arts du cirque, unique au monde, fondé sur l’alternance et un centre d’art dévolu à la création circassienne contemporaine.
L’année 1999 marque sa rencontre avec Touraya Bouabid avec laquelle il fonde la première école de cirque du Maroc, aujourd’hui École Nationale de Cirque Shems’y à Salé.
En 2003, il crée Le Port, spectacle urbain de sept jours et sept nuits commandé et produit dans le cadre des 9ème Championnats du Monde d’Athlétisme, à Saint-Denis. En 2004, il poursuit son action sur le territoire en créant Tohu-Bohus, un déambulatoire urbain dans la communauté d’agglomération Plaine Commune.
En 2006, en collaboration avec Touraya Bouabid, il lance Karacena, biennale des arts du cirque et du voyage à Salé (Maroc). Il y créera Bartal, conte en darija et La fiancée du pirate avec Jean-Yves Pénafiel.
En 2007, il écrit et crée Dédale, pièce qui réunit 40 artistes - musiciens, chanteurs lyriques, artistes de cirque et comédiens - pour une autre exploration de la virtuosité, aux sources du mythe du labyrinthe, qui fondera l’aventure du cirque des origines.
La même année, le décès soudain de Paul Fratellini et une nouvelle présidence qui tournera brutalement le dos aux valeurs fondatrices de l’académie fratellini, notamment sur le plan de la coopération avec le Maroc décidera de son départ.
En 2008, il écrit et met en scène Les Enfants du Bouregreg, spectacle urbain qui se jouera sur l’estuaire entre Rabat et Salé, le 21 août 2008, pour la deuxième édition de Karacena dont il est aujourd’hui le directeur artistique.
De la volonté de lutter contre l’exclusion, à la reconquête de la dignité individuelle par l’éducation et le développement personnel, un trait d’union s’est forgé entre l’Amesip et Karacena...
Deux associations, une même idée, une convergence et la même énergie d’une présidente militante et enthousiaste.
Très investie dans le domaine associatif, Touraya Bouabid s’engage dans différentes actions :
De 1988 à 2000, elle fonde et préside l’Association Marocaine d’Aide aux Tuberculeux, reconnue d’utilité publique (AMAT).
Elle est Vice-Présidente de l’Association IKRAM (distribution de denrées alimentaires aux nécessiteux pendant le mois de Ramadan), Membre de l’INSAF (Institut National de Solidarité avec la Femme en Détresse.)
En 1996, elle fonde et préside l’Association Marocaine d’aide aux Enfants en Situation Précaire, reconnue d’utilité publique (AMESIP) et contribue au développement de nombreux centres :
- 8 centres d’accueil pour enfants démunis en situation précaire (trois à Salé, un à Rabat, un à Témara, un à Casablanca et deux à Marrakech)
- 7 unités préscolaires (Salé, Rabat, Casablanca)
- « La maison du nouveau départ » centre de désintoxication et de formation professionnelle aux métiers du cheval
- Une école du cirque fondée en 1999 en partenariat avec l’académie fratellini créée par Laurent Gachet et qui devient, en 2009, École Nationale de Cirque.
En 2006, elle cofonde, avec Laurent Gachet, la première édition de la biennale des arts du cirque et du voyage de Salé nommée Karacena et devient présidente de l’Association Karacena, créée en septembre 2009.
Elle ambitionne pour Karacena la création d’un lieu de fabrication et de transmission et d’une plateforme artistique durable qui s’inscriraient dans la double dynamique du développement culturel de la ville et de l’objectif Salé ville verte...
Son engagement lui vaut plusieurs prix et distinctions :
Mars 2004
Prix de la Solidarité décerné par l’Association des Femmes de Diplomates au Maroc.
Décembre 2004
Trophée du Développement Social remis par Monsieur le Ministre du Développement Social, de la Famille et de la Solidarité.
Novembre 2006
Trophée 2006 de la Solidarité remis par Sa Majesté Mohammed VI.
Décembre 2006
Prix 2006 de la Société Civile des Nations Unies remis à Vienne (Autriche).
En 2007
Ambassadrice d’Honneur de l’Association « Les Enfants de Frankie » dont le Président d’Honneur est SAS le Prince de Monaco.
Janvier 2010
Elle est élevée au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur de la République Française.

